Cap-Verdienne d'origine vivant au Portugal, Sara Tavares charme tout autant par sa voix que par son jeu de guitare. En portugais, créole et anglais, elle fait le lien entre ses influences capverdiennes et lusophones, qu’elle mêle aux rythmes les plus variés.
Née en 1978 au Portugal de parents capverdiens, Sara Tavares appartient à une deuxième génération d’immigrés africains et a grandi à la croisée des deux cultures. Dès l’âge de 16 ans, elle remporte deux concours télévisés très importants au Portugal. Elle se fait d’abord connaître comme une chanteuse et compositrice de Gospel, Funk et Soul, et sort un premier album Sara Tavares & Shout en 1996. Elle enchaîne alors les scènes au Portugal, au Cape-Vert et à Paris.
Puis elle décide de prendre du recul pour préparer son second album, Mi Ma Bô (Moi et Toi), qui sort en 1999. Il est produit par Lokua Kanza, musicien congolais installé à Paris, qui a également travaillé avec Ray Lema, Manu Dibango, Papa Wemba, Miriam Makeba et Youssou N'Dour. Mélange subtil de rythmes africains et chansons pop mélodiques, Mi Ma Bô devient disque d’or au Portugal dès 2000. Sara Tavares se révèle alors non seulement en tant que chanteuse mais aussi comme une compositrice de talent. Elle a ensuite amené sa musique à travers le monde, sur les scènes européennes et africaines.
En février 2006, après 5 ans d’attente, elle livre un nouvel album autoproduit Balancé dont elle a écrit et composé l’intégralité des chansons. Balancé signifie « équilibre », celui qu’elle a su trouver entre ses différentes influences, entre tradition et modernité. Elle y explore également de nouveaux rythmes, notamment reggae et bossa-nova. Sara Tavares ressent un fort sentiment d’appartenance à la diaspora africaine qui a parfois du mal à trouver ses marques entre ses racines et la culture des pays d’accueil. La jeune femme se sent donc chargée d’une mission, celle de faire vivre l’identité capverdienne tout en restant définitivement tournée vers la modernité. Elle affirme vouloir faire partie d’un mouvement comme celui des noirs américains ou des afro-brésiliens qui, sans avoir renié la tradition, ont su créé une culture qui leur était propre.